DECHETS DE CHANTIER : LES BONNES PRATIQUES

Dans le cadre de l’élaboration du Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD), le Conseil Régional d’Ile-de-France a saisi les Chambres des Métiers et de l’Artisanat (CMA) franciliennes pour enquêter sur les pratiques et les besoins des entreprises artisanales du bâtiment en matière de gestion des déchets et pour élaborer des supports de communication sur ce sujet à destination des entreprises comme du grand public.

Conclusion de l’enquête :

Les entreprises artisanales du bâtiment majoritairement de petite taille, interviennent principalement sur le marché de la rénovation. Elles gèrent donc pour la plupart elles-mêmes l’élimination de leurs déchets mais travaillent avec une clientèle dont le souci du devenir des déchets n’est pas la priorité. Comme on peut le voir à propos des pratiques de tri, bien avant la pression économique, contractuelle ou règlementaire, c’est la propre sensibilité du dirigeant qui va déterminer ses pratiques.

Les artisans franciliens privilégient le dépôt de leurs déchets en déchèterie publique, lorsqu’il y en a à proximité et quand l’accès leur est autorisé. Toutefois, plus les entreprises disposent de salariés, plus elles génèrent de déchets et plus elles ont tendance à s’orienter vers la solution déchèterie professionnelle, la mieux adaptée à leurs besoins que ce soit en matière de facturation ou pour l’accès des véhicules de plus grosse taille et le vidage des camions bennes.

Au regard de ce qui est autorisé par certaines déchèteries professionnelles, les entreprisses artisanales du bâtiment souhaitent que des adaptations soient apportées aux installations de collecte de déchets. L’accès des véhicules utilitaires est un paramètre important tout comme l’ouverture une partie du week-end et l’extension des horaires, considérés comme trop restrictifs aux yeux des artisans.

Au-delà de la qualité de service, les souhaits des entreprises quant au maillage des installations de collecte de déchets vont à la fois dans le sens des objectifs inscrits dans le PREDEC de la Région Ile-de-France et dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, à savoir une densification des points de collecte, souhaitée par notre échantillon d’entreprises à moins de 20 minutes des chantiers.

Il ressort enfin de cette étude un intérêt porté par les entreprises artisanales au développement de filières de tri existantes (emballages plastiques, amiante, déchets de peinture), voire à l’émergence de nouvelles filières (bois, PVC rigide, plâtre, laine minérale, polystyrène). La mise en place d’un service de collecte sur chantier de sacs de gravats de petite capacité (25kg) fait également partie des souhaits des artisans interrogés.

De manière générale, il est important de considérer cette étude, établie à partir d’entretiens téléphoniques, comme une première approche. Pour confirmer la validité de ces données, il est d’ores et déjà prévu que les Chambres de Métiers et de l’Artisanat d’Ile-de-France réalisent des enquête approfondies sur plusieurs territoires de la Région.

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